"Aussitôt après nous commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde qui fait le malin." Charles Péguy
28/09/2009
After l'Histoire
Lecteurs,
Cette époque, comme toutes les autres d'ailleurs, a ceci d'intéressante que, par son absurdité, elle offre à l'oeil curieux un véritable terrain de jeu.
Cet espace - temps, qu'est celui de la post-post modernité, permet à l'esprit averti de s'exercer à ce pour quoi il est fait :
Observer, analyser, critiquer et - réflexion souvent mûrement faite - d'asséner des conclusions, qui ne souffrent pas la contestation et se veulent définitives."
Voilà ce que je me suis dit, en marchant dans la rue et en observant mon prochain.
Je sortais de l' hôpital, où ma fille se trouvait.
J'avais le coeur gros d'avoir eu à la laisser, entre d'expertes mains, qui n'étaient pas les miennes.
Dans la rue, en quittant ce lieu de Vie et de Mort, j'ai réalisé que les gens que je croisais me paraissaient préoccupés et ternes d'ennui :
La constipation du chien ou l'arrivée du rappel fiscal minait tout Paris, et sa banlieue élargie ?!...
Voire la France...
J'aurais aimé avoir le courage de prendre le premier venu dans mes bras, malingres et fatigués, pour lui déclarer à quel point j'étais heureux d'être père.
Ce qui me restait de pudeur m'en a empêché.
Comme je n'étais plus que l'ombre de moi-même, j'ai décidé de marcher.
Avec, en tête et chevillé au corps et à l'âme, le visage, doux et aimable de ma femme et celui, naïf, simple et beau, de ma fille.
Cette époque est fantastique de bêtise...
Tandis que je me dirigeais vers la ligne 6, une dame, la soixantaine mal assumée, je veux dire par là, string apparent, jean moulant, E-pod à donf, m'a accosté, pour me tenir les propos suivants :
"Saluuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!! Tu sé pa ouêsqu' ilyôôôrrraaiiiiiii unnne aftereuuu ???"
Et de gesticuler, stupidement, du haut de ses soixantes ans, en exécutant de petits pas de danses ridicules, pour se sentir enfin, jeune, libre dans son corps et dans sa chair, de faire tout et tout et tout....
Bien que fils de soixante huitard, je m'estime suffisamment bien élevé pour répondre, poliment, aux passants qui passent, sans faire d'esclandre.
Mais, permettez moi de rester coi et de ne savoir que répondre.
Je suis resté interdit.
Mon passéisme courtois a eu l'air de l'importuner.
Mais juste un instant.
Ces gens ne reculent devant rien...
Il me semble avoir murmuré, un vague : " Je ne sais pas. Madame."
Comme elle n'avait rien à foutre de ma réponse, elle a hoché de ce qui lui restait de chef, pour aller cuver sa misère festive, plus loin.
Ligne 6, enfin. Ligne 6 rimant bien évidemment avec Maison.
Mais - Dieu aime à m'éprouver -, la connasse me suivait, en gesticulant et en babillant :
" Eeeehhhhhh Meec !! : T'es pas coooolll ! !!! Ch'teu parle et tu ne me captes pas !!!"
Je suis resté, sans voix.
Car, en effet, que faire, lorsque vous êtes en présence d'une imbécile, qui ferait mieux de rentrer chez elle et se consacrer à l'exercice de la sagesse, plutôt que de se considérer comme une éternelle poupée barbie?
Et bien, face à comportement aussi curieux...
Et bien, l'on ne fait rien.
On se contente de soupirer et de penser à sa femme, sa fille et le sens de la famille.
On pense au joli sourire de sa fille et, déjà, plus rien ne compte que ce magnifique instant.
La Poufiasse "huitarde", comme on la qualifie, est déjà loin.
Il reste ma femme et ma fille.
Et toute cette BEAUTE!
24/09/2009
Papaïsé!
14/09/2009
Terre de France
----Quand saurai-je dire enfin
Ce cœur qui doucement m’étreint
Lorsque, comme malgré moi je pense
A la terre de France ?
Qu’est-il ici de mystérieux
De sombre et de lumineux,
Qui donne formes humaines
A ces hêtres et ces chênes ?
(Serait-ce toi mon Dieu ?)
Seul mon jeune élan bientôt mort
Chaque nuit, chaque jour,
M’entraîne encore
Par le bitume du faubourg.
Maintenant je veux que la pluie me frappe
Que plus jamais je ne m’échappe
Puisqu’encore et encore je pense
A la terre de France.
Aujourd’hui je veux que mes pensées s’enfoncent,
Qu’elles soient dans le sol profond
Sauvegardées comme des données
Si demain toujours je pense,
A la terre de France.
Mais sans doute est-il obsolète
Ce délicieux frisson un peu bête,
Qui souvent me prend
Lorsque, comme malgré moi je pense
A la terre de France.
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09/09/2009
En hommage au maître oublié

05/09/2009
Ode à l'Avenir
Bouger avec son temps
Et avec La Poste.
Le désastre de la culture, c'est rien que des racontards!
La fin de l'Histoire, c'est rien que des bobards!
Pour les jobards!
On les laissera pas gâcher la fête!
Fêtons en SMS
L'avènement de la nouvelle Messe
Qui dit du bien de nos fesses!
Félicitons-nous en texto
de nous voir si beau
dans la plupart des vidéos
qu'on voit sur internet!
Dites non, non et non avec moi
Au franco-franchouillardisme,
Et oui, oui, oui
Au mondialo-mondialisme.
Allons au devant de l'Avenir
Qui nous appartient,
Et même au-delà.
Offrons-lui notre bénédiction
De peur qu'il ne se fâche
Ou pire qu'il nous ignore.
C'est que l'Avenir
Faut qu'j'vous dise,
Lui et moi,
On est comme cul et chemise!
D'où il se trouve
Il me sussure
Qu'il nous trouve bien frileux,
Et très recroquevillés.
En un mot, ringards!
Que la grippe A
Et la crise,
Et le réchauffement,
Et la fin du monde,
Et tout ça,
C'est que des trucs inventés
Par des vieux réacs
Pour nous faire croire
Qu'en Lui il faut plus croire.
Mais mon Dieu est en moi!
Et je suis en Lui!
Et pour rien au monde
Ces vils démons d'antan
Auront raison de Lui!
20/08/2009
Vous mes mains ne vous ouvrez pas
--Que faire de mes mains ? N’est-ce pas une question qui hante l’Humanité depuis la nuit des temps ? Lorsqu’il s’est relevé l’animal humain a libéré une puissance presque divine puisqu’il pût bientôt saisir et manipuler le monde à sa guise, et consommer ce que naguère encore il n’aurait jamais pensé pouvoir consommer.
« La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea ».
Ce fut la première faute de l’Humanité aux yeux de Dieu et, surtout peut-être, aux yeux de l’Humanité elle-même. L’Homme et
Vers le début du XXe siècle en Occident, l’Humanité est progressivement et rapidement sortie de sa condition paysanne.
Et les mains dans tout ça ? Que va-t-on en faire maintenant qu’il n’est plus nécessaire de les plonger dans la glaise ? Je me tiens aujourd'hui sur la place publique, debout et tellement fier de n’être plus le péquenot qu’était encore hier mon vieux père. Ma tête est droite, mes yeux ne sont plus tournés vers le sol, la glaise a heureusement disparue sous le bitume. Mais comment vais-je occuper mes mains autrefois maudites ? J’ai pas l’air un peu con, par hasard, perdu au milieu de la foule des affranchis, les bras ballants, le regard vide? Que faire de ces deux pognes inutiles ? Vais-je enfin les tendre vers le ciel dans une supplique ardente pour sauver mon âme ? Je plaisante. Vais-je soulever des altères ? Faire des pompes ? Jouer au tennis ? Me masturber ? Comme ça, au milieu de tout le monde ?
Commençons par fumer une clope et lire le journal. La généralisation de l’usage du tabac et de la lecture des journaux, comme une conséquence de la fin de l’agriculture ? Et pourquoi pas ? Ne vous êtes-vous jamais vu allumer une cigarette sous le regard d’autrui, seulement pour vous donner une contenance, pour occuper vos mains désœuvrées? Ne vous êtes-vous jamais vu acheter, ouvrir, serrer nerveusement, et même, plus rarement sans doute, lire un journal, seulement dans le but de ne pas laisser votre regard errer, pour ne pas laisser vos mains dangereusement inoccupées, honteusement disponibles, se déployer sans but sur la table d’un café ? Mais l’usage de la cigarette et du journal était un mode de gestion de l’épineux problème ontologique posé par nos mains fort imparfait. La première tue souvent, et le second rend bête parfois. Il fallait trouver autre chose. Et voilà qu’ont déboulées les machines : baladeurs, téléphones portables, ordinateurs. Les mains plus jamais vides, le regard plus jamais creux, les oreilles toujours bouchées. Donne-nous aujourd’hui nos octets quotidiens. La post-humanité veut paraître toujours concentrée, toujours occupée ailleurs. Tout plutôt que d’être là tout simplement, ici et maintenant, paumes ouvertes, inutile et disponible pour autrui et le Seigneur. Il n’y a qu’à la messe qu’on ouvre les mains pour recevoir (le Christ) plutôt que pour s’approprier (le monde). Il faut toujours tripoter, toujours toucher, toujours manger les fruits de l’Arbre internetique de la connaissance virtuelle. Je consomme et j’avale le monde grâce aux machines. Je tapote mon clavier et je stocke. Je manipule ma souris, le monde est enfin devenu aussi malléable que je l’avais toujours désiré !
Tout m’est possible dans le monde virtuel. Mes mains s’approprient et même façonnent ce monde à ma guise. Je ne vois, n’entends et ne fais que ce qui me plait. La promesse du Serpent, que l’Humanité n’avait bien sûr jamais oubliée, paraît s’accomplir enfin. Nous voici comme des dieux ! Plus besoin de clopes, plus besoins de journaux pour masquer notre misère spirituelle. Voilà comment ces deux passe-temps disparaissent du paysage de nos villes en même temps que nous paraissons enfin, grâce aux machines, triompher des limites de notre condition même.
Mais voilà aussi que parmi les rires et les chants, j’entends des dents qui grincent et des gémissements. La peine et la souffrance au pays joyeux des enfants heureux ? Comment est-ce possible ?
Devant mon écran, du plus profond de mon sommeil spirituel, j’entends maintenant le Serpent qui me susurre d’une douce voix discrètement triomphante, « Homme, qu’as-tu fait du don de l’Incarnation ? ».
(1) Oui sans doute, mais où ?
(2) Oui sans doute, mais où ?
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10/08/2009
Oui à une écologie de cassandres
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A en croire le libre et joyeux penseur Luc Rosenzweig dans son article du 5 août sur le site causeur.fr, l’écologie politique, dont les tenants sont qualifiés par lui de « flics verts » « réchauffistes », toujours prompts à recourir à la « jérémiade » et à « l’injonction comminatoire » pour empêcher les braves gens de jouir et de penser sans entraves, constituerait un nouveau moyen de contrôle des foules, mais aussi un nouvel avatar d’une pensée eschatologique nécessairement un peu ridicule dans sa prétention grotesque à « sauver le monde ». Ce serait encore un étouffoir de débats citoyens (c’est vrai qu’on manque de débats de nos jours, en particulier ici sur Internet), et même une école de mépris des générations futures, pauvres petits n’enfants encore à naitre qu’on n’écoute même pas. Rien que ça. Avant même le déluge, Luc Rosenzweig n’a pas hésité à charger la barque de l’écologie politique, qualifiée de « pensée apocalyptique » et dotée au passage du statut peu enviable de pensée dominante (1), s’attirant ainsi les vivats, les hourras et les bravos d’une bonne partie de la foule causeurienne pour s’en être pris si courageusement aux « instances morales et politiques » tout entières sous influence de la pieuvre réchauffiste. Dans cet article, je le dis comme je le pense, Luc Rosenzweig, malgré tout le talent de polémiste que je lui reconnais volontiers, a tout faux.
Commençons par les accusations de manipulation du bon peuple par les écolos. Qui connaît ne serait-ce que de loin la façon de fonctionner du parti écologiste aujourd’hui en France ne peut qu’être éberlué par l’affirmation selon laquelle les écolos auraient trouvé dans un discours culpabilisateur « un moyen commode de gestion de la foule ». En somme, en culpabilisant les gens, les écologistes travailleraient au profit du pouvoir sarkozyste pour éviter que les braves gens ne s’en prennent au gouvernement. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, Cochet et Baupin en machiavels jésuitiques au service du Pouvoir avec un grand P, ça le fait pas trop. Ca fait seulement théorie du complot, variante droite libérale. Et il s’agit en outre d’un parfait contresens. Car les Verts aujourd’hui font tout pour faire oublier la dimension morale du projet de société qu’ils défendent. L’écologie c’est bien nous dit-on, parce que c’est juste et social. « Du bio pour tout le monde », voilà la seule façon de faire passer l’indigeste pilule verte : le discours des droits. L’écologie est un droit de l’homme comme les autres ! On est loin, très loin du discours éthique, culpabilisateur peut-être, des pères fondateurs de l’écologie politique, René Dumont, Jacques Ellul ou Hans Jonas aujourd’hui parfaitement inaudible dans un contexte politique d’extension infinie du domaine des droits.
Contrairement à Luc Rosenzweig, les adversaires de l’écologie politique ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque c’est sur ce point douloureux qu’ils insistent. L’écologie, c’est pas cool parce que ça impose des contraintes sur de pauvres gens qui souffrent déjà bien assez comme ça par ailleurs. Elitiste, réactionnaire, ringard, ce sont les épithètes que la gauche sociale et moderne balance sans discontinuer depuis des années sur le parti écologiste pour le discréditer. Terrifiés à l’idée d’être considérés comme antimodernes ou pas assez sociophiles, les écologistes tentent d’ailleurs souvent pathétiquement de faire de la surenchère dans ces deux domaines. Un bon exemple avec cette tribune de Denis Baupin parue dans le journal Libération du 5 août. Pas une trace de culpabilisation des braves gens là-dedans, mais tout plein de modernité, d’optimisme, de justice sociale et d’émancipation.
A droite, même si on ne se prive pas de ringardiser les écologistes en même temps que le reste de la gauche de plus en plus souvent qualifiée de « conservatrice » (un compliment si vous voulez mon avis), on procède autrement pour désamorcer la charge morale du discours écolo : on le récupère à des fins publicitaires. N’importe quel geste aujourd’hui est devenu éthique, écologiste. La sacro-sainte croissance elle-même sera écologique ou ne sera pas. Aujourd’hui, un label « éco plus » quelconque est apposé sur la carlingue des bagnoles et le tour est joué. Le pollueur devient un vertueux « écocitoyen ». Le geste le plus anodin, jeter ses ordures, conduire sa voiture, assaisonner sa salade devient grâce à la diffusion publicitaire d’un certain discours « écologique » un geste moral, c'est-à-dire un geste « citoyen » et « militant ». Je ne sais plus qui écrivait au moment de la détention de Florence Aubenas que
Deuxièmement, faire des écologistes des disciples modernes de Prométhée, grâce à qui tout est devenu possible ici bas, un apôtre vert de la « sobriété » décroissante pourrait trouver ça un peu gonflé. Les meilleurs théoriciens de l’écologie politique ont passé leur temps à stigmatiser l’hybris moderne selon lequel, grâce au développement démentiel des possibilités ouvertes par la technique, tout deviendrait possible justement (et « tout devient possible », ce n’était pas franchement le slogan de campagne de Dominique Voynet, si je me souviens bien). Cette mentalité est parfaitement caractéristique de la modernité libérale déchainée à quoi s’oppose l’écologie politique dans ce qu’elle a de meilleur, notamment lorsqu’elle ne sombre pas dans un volontarisme débridé emprunté à ses adversaires idéologiques. S’il est un modèle de cet « autre monde » que chantent sur tous les tons les altermondialistes, c’est bien ce monde édénique de l’opulence généralisée que les visionnaires de l’économie politique ont entrevu il y a déjà plus de deux siècles pour reléguer aux oubliettes cet ancien régime maudit, qui dans l’imaginaire moderne gravait dans le marbre les différences de conditions. Mettre sur le dos de l’écologie le processus moderne de déification de l’humanité par elle-même, voici un deuxième contresens majeur.
Troisièmement, accuser les écologistes d’étouffer le débat sur les mesures à prendre pour faire face aux conséquences du changement climatique est un peu fort de café, aussi bio et équitable soit-il. Où en seraient les débats sur les mesures à prendre face aux changements climatiques, si l’on ne reconnaissait même pas le problème ?
Quant au fait de savoir si l’humanité s’adaptera aux changements climatiques et autres provoqués par sa propre action sur la planète, il est fort probable que Luc Rosenzweig ait raison, l’homme s’adaptera. Mais à quel prix ? Car comme l’écrit Hans Jonas, « la question n’est pas, cela [l’adaptation] marchera-t-il ? (on doit craindre que si), mais : à quoi l’homme doit-il s’habituer ? à quoi a-t-on le droit de le forcer ou de l’autoriser à s’habituer ? Par conséquent : quelles conditions de son adaptation a-t-on le droit de laisser naître ? ».
Personnellement les écolos, je les veux encore plus pleureurs et alarmistes, encore plus conservateurs, encore plus vieux cons, encore plus cassandres, (et un peu moins papophobes, même si à l’impossible, on le sait tous maintenant, nul n’est tenu). Je les voudrais tout aussi conservateurs culturellement qu’ils le sont quand il s’agit de la nature. C’est un vœu pieux bien sûr car ce programme ne leur attirerait guère de suffrages –sinon le mien et celui de quelques amis, mais j’ai peur que cela ne suffise pas- et contredirait les convictions profondes et la rebellitude routinière d'une bonne partie de leur électorat traditionnel. Cela les rapprocherait pourtant de leur substrat idéologique le plus cohérent et leur permettrait peut-être à long terme d’être plus audibles dans un monde déjà saturé par ailleurs de modernolâtrie et de « pensée positive et joyeuse ».
Bon, je sais, il n’y a guère de risques que Cécile Duflot m’appelle demain pour me proposer un poste de spin doctor.
(1) Proposition pour une nouvelle entrée dans un dictionnaire des idées reçues contemporaines. Dominant : pensée dominante. Tonner contre.
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